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Extraits

 

L’Esprit, le corps et l’âme.
 
           ... L’être humain est d’une complexité infinie, tout le monde le sait. La science fait beaucoup de progrès pour en comprendre le fonctionnement et tenter de le maîtriser, afin de le mettre à l’abri de la maladie et de la souffrance, voire même d’éviter la mort et de gagner la vie éternelle, mais aussi de l’asservir à sa volonté de puissance. Mais le mystère demeure. Le mystique que je suis ne peut que s’extasier devant la beauté, l’intelligence majestueuse qui préside à cette création, à cette manifestation divine.
            Inlassablement ma conscience cherche à pénétrer au sein de cet être humain, au cœur du sujet. Que ce soit en méditation ou lors de ma pratique thérapeutique, je cherche à m’approcher du moteur de cette vie au cœur de cet espace infini qu’est l’homme. Quand mes mains se posent sur le patient, ma conscience pénètre dans le corps au-delà de la surface au plus profond possible. Quand je médite, je plonge en moi pour m’approcher de cette source de vie et goûter à la félicité qu’elle me procure mais aussi accepter la transformation qu’elle m'impose.
            Lors de cette exploration, je découvre un univers immense, infini, richement peuplé. Je suis maintenant persuadé que l’homme est bâti sur le même modèle que le monde. Essayons de le modéliser en dégageant ses différentes composantes tout en sachant que la réalité dépasse de beaucoup la modélisation.   
 
            La trinité se retrouve partout. En l’homme m’apparaissent trois éléments fondamentaux : le corps, l’âme et l’Esprit. Le sens donné à ces mots est très différent d’une personne à l’autre, d’une école à une autre, si bien que personne ne sait de quoi il est question. L’imprécision de l’usage du vocabulaire et la perte de sens des mots rendent la compréhension difficile. Si on ajoute à cela l’utilisation à tort et à travers de ces termes pour parler de religion ou de spiritualité, on est certain de ne rien comprendre…
 
 
 
            …je dirais que le corps humain est un agglomérat organisé de substances infinitésimales. Si chaque partie était à sa place sous le règne de Dieu et que le souffle de vie l’habite, ce serait une perfection. Mais l’ego vient jouer les trouble-fête…
 
            …Le mot "Esprit" est pour moi synonyme de Dieu présent au cœur de chaque partie, au cœur de chaque homme comme de chaque créature. La conceptualisation de Dieu est évidemment extrêmement périlleuse. Il est plus aisé de dire ce qu’Il n’est pas, mais il faudrait des milliers de pages. Tant de choses ont été dites à Son propos, tout et son contraire. On lui a prêté les pires intentions. Parler de Lui risque de heurter les croyances bien établies. Pourtant il faudra bien revenir à une simplicité conceptuelle qui permette de ne pas s’En éloigner et de profiter au mieux de Ses Lumières…
 
            …Brutalement je dirai : l’âme est l’ensemble de toutes les énergies différenciées liées à une créature. Créature s’entend dans le sens d’élément individualisé différencié. Un humain est une créature, mais aussi un arbre, un fruit, une roche, un virus, une bactérie…
 
            …Dire que l’on touche au Spirituel parce que l’on accède aux énergies est une profonde erreur et une tromperie. Le spiritisme, l’animisme, le chamanisme, le magnétisme ne sont pas nécessairement Spirituels. Ils peuvent aussi bien être égotiques puisque l’âme peut être sous la gouverne de l’information égotique ou Divine…
 
 
 
L'ego
 
            …Au sens Spirituel le "Je" n'a rien d'injuste. Il est création de Dieu, il est parfait. Inutile de vouloir le réduire à rien, le détruire, le maltraiter, le persécuter. Sans "Je" pour le percevoir, il n'y a plus de monde. J'entends dire très souvent que "Je" est une illusion, ce qui conduit le sujet à mépriser sa condition, à renier ce qu'il est, alors que le premier pas vers la Spiritualité est l'acceptation totale du présent, acceptation de ce "moi" limité, imparfait. Accepter le présent ne signifie pas que l'avenir sera comme le présent, que le moi ne pourra pas se purifier. Le sujet qui méprise "Je" est le "moi" qui doit être transformé pour parvenir à la réalisation finale où "Je" perd la notion de la distinction pour se noyer dans le tout et demeurer dans la béatitude informelle. En attendant ce jour béni, chaque individu devra être transformé par Dieu. Dieu transformera le "moi", qu'il le veuille ou non, tôt ou tard…
 
 
 

 

La marche de l'humanité.
 
            … J'entends souvent parler d'homme nouveau et d'ère nouvelle. Le nouvel âge est une vision toute relative. Nouveau parce que différent. Mais nous sommes tous différents aujourd'hui par rapport à hier. Pour passer d'un état à un autre, il faut passer par toutes les étapes de transformation. Ceux qui constatent des transformations soudaines sont comme le papa qui revient de vingt ans d'exil et retrouve ses enfants bien changés. C'est juste un tour de la conscience qui ne voit pas ce qui se passe entre deux états. Nous ne voyons pas les changements infiniment petits, nous ne voyons que les grosses différences. Notre petite conscience ne voit vraiment pas grand-chose.
 
            Les incarnations se succèdent, c'est un nouvel homme qui naît mais il y a une continuité dans la manifestation du niveau d'humanité. Chacun se réincarne avec le même niveau d'humanité qu'il avait dans l'incarnation précédente, avec ses mêmes empreintes égotiques.
            On représente cette évolution comme une échelle que l'homme doit gravir. L'humanité progresse barreau après barreau. Je préfère utiliser une autre image qui me permet de développer plus facilement mon point de vue. Un escalier en colimaçon que l'humanité monte marche après marche sans pouvoir en sauter une seule…
 
 
 
La pensée.
 
            … La pensée libre de la peur est extrêmement rare. Elle apporte à la conscience le fruit du traitement de toutes les informations circulantes. Elle traduit avec justesse la réponse juste donnée par l'information. La pensée libre peut capter les informations partout, c'est ensuite une méditation d’où peut sortir une solution, une réponse juste. Actuellement, dans notre société, il faut répondre immédiatement, il faut avoir réponse à tout, tout de suite. La pensée au contraire a besoin d'infuser les différentes couches, de pénétrer dans les espaces intérieurs. La pensée prisonnière de la peur ne le peut plus. L'égocentrisme l'asservit, il la cantonne à des tâches précises et censure les réponses. La réponse donnée par la pensée est du sens. Il y a du sens autorisé et du sens interdit. Du sens préétabli, de l'interprétation préétablie. On appelle cela des préjugés, la pensée collective, le politiquement correct, la morale, l'éthique, les croyances, la raison. Tout ce qui sort de ce ghetto est considéré comme de la folie par la société de la peur. La culture, l'éducation, nous remplissent d'un savoir où il n'y a pas de place pour la pensée, il n'y a pas d'espace entre l'information et le sens donné. La réponse est tout de suite faite, inutile de penser. Certains ont une culture tellement développée, savent tant de choses, qu'il leur est impossible de pouvoir produire une pensée libre de préjugés. C'est hélas le cas de bon nombre de philosophes, de lettrés, de penseurs, de savants, d'érudits. On devrait amener nos enfants à une pensée libre. Ce n'est que libérée des "pré-pensés" que la connaissance peut surgir et donner le bon sens, cette mine de réponse juste que la pensée pourra intégrer, par la discrimination, dans cet espace temps qu'est le présent.
 
            Voilà pourquoi nous sommes des handicapés de la pensée, des lilliputiens du mental. La pensée n'a plus aucune marge de manœuvre, aucune élasticité, aucun espace. Nous sommes rigides, étriqués, cloisonnés, limités, conditionnés. Tous les gouvernements et les organisations de pouvoir égotique veillent à laisser l'homme en prison. Le pouvoir ne peut s'installer qu'au prix de l'ignorance des esclaves. Une pensée libre est un danger, un fléau pour le pouvoir égocentrique. Si vous saviez à quel point le monde est conditionné. L'humain perd jusqu'à sa dignité sans broncher et avec plaisir, tellement il est aveugle. Si la pensée était libre, il ne le pourrait pas. Pourtant l'homme n'est pas une victime, ce sont les empreintes égocentriques qui permettent cela. Pour qu'il y ait un patron et un esclave, il faut deux egos différents. Ce qui les différencie n'est autre que l'égocentrisme qui développe ou inhibe certaines possibilités.
            Pour en sortir, il faudra une étincelle de lumière. Elle surviendra par la Grâce à un moment où la conscience sera dans un état de vacuité, juste un instant; elle sera alertée par une sensation de justesse, de bonheur, de beauté, de lumière, qui lui fera apercevoir autre chose. Cet instant pourra survenir dans la vie à un moment de grande souffrance alors qu'il n'y a plus rien à perdre, que tout est déjà perdu, que l'ego aura quelque peu capitulé…
 
 
Le savoir.
 
            … Le savoir est donc une somme de sens qui appartiennent à l'individu. Cela n'a rien à voir avec la connaissance qui est la même pour tout le monde. Ce n'est pas une somme de savoirs. La connaissance est une immense étendue informelle d’où jaillit la justesse à l'instant. Pas de préméditation, pas d'a priori, elle surgit quand il y a nécessité, elle est instantanée. Connaissance signifie "naître avec". Mais naître avec quoi ? Ce n'est pas au moment de l'accouchement, de la naissance biologique que naît la connaissance, sinon elle serait un bagage figé. Elle naît au moment de l'instant avec l'instant, elle apporte le sens instantané. On ne peut pas la stocker dans une mémoire quelconque. Elle est toujours conforme à l'instant. Comme il n'y a pas deux instants identiques, il est inutile de la collectionner pour un autre instant, c'est pourtant ce que fait le mental égocentrique, il dit : "la prochaine fois je saurai". Perdu ! Il n'y aura pas de prochaine fois identique. Le savoir certain est une des principales manifestations de la peur.
            La Spiritualité ne peut pas être abordée par le savoir comme le font la plupart des philosophes et des érudits. La voie de la connaissance passe par la dévotion qui demande à Dieu de communiquer le sens. Ce sont de longues, très longues méditations, avec le regard tourné vers Dieu, qui permettent de percevoir le sens de La Vie. On ne peut pas accéder à Dieu sans Dieu. Les paroles des grands Maîtres ne doivent pas être abordées avec le savoir, il faut les laisser infuser avec la pensée jusqu'au fond de la connaissance pour qu'un sens apparaisse enfin comme une révélation. Ce sens sera celui de l'instant pour celui qui pense à cet instant. Le sens sera peut être différent pour le même sujet avec la même parole sacrée à un autre instant. Que dire alors de deux personnes différentes. Je me souviens de discussions interminables et de commentaires à propos de paroles de Maîtres où les participants pratiquaient une sorte de joute de savoir orgueilleux. Pour profiter des paroles des Maîtres, il faut que le savoir laisse la place. Il ne faut pas être tenaillé par la peur de perdre le sens que l'on avait préalablement et duquel dépendait tout un échafaudage qui ne manquera pas de s'effondrer dès que la justesse apparaîtra. Il faut impérativement accepter de perdre…
 
 
La personnalité manifestée.
 
            …La personnalité manifestée, plus souvent appelée psychisme, est le résultat de toutes les composantes du sujet. Elle est un compromis de toutes les empreintes égotiques et de l'influence de l'Être. Ce qui est manifesté n'est pas ce que le sujet est. C'est uniquement ce qu'il peut être, ce qu'il peut manifester, sans même le vouloir. Dans la vie, on ne peut pas dire que l'on peut faire ce que l'on veut, on ne fait que ce que l'on peut. Les conditionnements intérieurs mais aussi extérieurs sont si nombreux qu'ils ne laissent guère de marge de manœuvre au sujet. La liberté est une illusion totale. Ce qui se traduit en Inde par le concept de karma ou loi de cause à effet.
            La conscience de ce que nous sommes est elle-même extrêmement limitée. La plupart du temps, la conscience est capturée par la pensée. La pensée commande tout. La pensée est elle-même capturée par la peur et la vanité. Les désirs sont sous-tendus par les croyances, les raisons, le savoir; la morale, la religion elles-mêmes sont sous-tendues par les tendances égotiques profondes et toutes les empreintes. La conscience se résume à l'aperception de la réactivité immédiate. La presque totalité de ce qui nous conditionne est inconsciente. La liberté absolue est une inconscience de nos conditionnements.
            Comment dans cet état revenir à notre vraie nature Spirituelle? Nous pouvons devenir plus libres ou moins conditionnés avant d'être totalement libérés de notre conditionnement égocentrique et être enfin conditionnés totalement par Dieu. C'est ce que nous allons aborder dans la deuxième partie…
 
 
La démarche Spirituelle.
 
            … Décider ou souhaiter s'orienter vers Dieu est déjà un signe qui montre que le sujet est en route vers Dieu. Mais cela ne suffira pas pour avancer sur le chemin Spirituel qui mène à Dieu. Il est bien connu que les religions prospèrent en période difficile pour l'homme. En dernier recours, l'homme se tourne vers Dieu pour être secouru ou satisfait dans sa recherche. Une fois la solution acquise, il oublie Dieu et retourne à ses occupations égotiques. Mais il se sera tourné tout de même vers Dieu, l'égo aura reconnu son impuissance et se sera tourné vers une puissance qu'il considère supérieure à ce moment précis. C'est ainsi que les hommes prient Dieu pour avoir une bonne récolte, un avancement, une belle femme ou un bel homme. Il s'agit là d'une recherche égotique tournée vers Dieu. C'est ce que je disais précédemment, ils recherchent un soulagement ou une satisfaction temporaire, un petit coup de main en somme. Le fait de se tourner vers Dieu est déjà le signe d'une petite faiblesse de l'ego. Il s'est placé en second rang. C'est énorme déjà. Tous ne le font pas, loin de là…
 
 
        
Modalités de la manifestation de la Grâce.
 
            …Je souhaite éclaircir plusieurs points à ce propos qui me paraissent capitaux pour placer au mieux le sujet désireux de rencontrer Dieu.
            Nous ne sommes pas choisis par Dieu comme on peut l'entendre humainement ou religieusement. Dieu n'est pas un professeur qui récompense les bons élèves et punit les mauvais quand cela Lui chante.
            Le surgissement de la Grâce est la sensation heureuse conscientisée, générée par la percée du Divin intérieur. Percée qui sous-entend passer à travers les mailles étroites de la carapace égocentrique individuelle. Si Dieu intérieur et Dieu extérieur sont identiques, il n'en demeure pas moins que la manifestation doit être intérieure et qu'une vision à l'extérieur du sujet de manifestations merveilleuses ne saurait produire le même effet. C'est bien du feu intérieur qu'il s'agit, du feu qui va consumer l'ego de l'intérieur. Le sujet se sent habité par Dieu, il en découle immédiatement un contentement et une reconsidération de la croyance en sa propre nature. Une fois touché par la Grâce, lorsque la conscience s'est aperçue de la présence de Dieu au sein même de sa personne, le sujet est définitivement modifié dans sa conscience mentale. C'est trop tard pour l'ego, même s'il ne manquera pas de résister à la perte de son ascendance, il est en danger.
            La possibilité d'être touché par la Grâce est là en permanence pour tout le monde. Le soleil intérieur brille en chacun, mais certaines consciences emmurées par l'égocentrisme ne s'en aperçoivent pas. Notez qu'il s'agit d'être touché consciemment par la Grâce. Prendre conscience que la Grâce vous inonde. La prise de conscience n'est pas indispensable à l'efficience de la Grâce. Sans elle nous ne serions pas de ce monde. La Grâce en qualité de puissance de vie et de source d'information juste est opérante en permanence en chaque personne. Même pour ceux qui renient Dieu en permanence. L'ego est un îlot. Il y a bien une dualité entre l'ego et le Divin intérieur. L'ego s'isole du Divin mais le Divin ne s'isole pas. Je trouve que ce point de vue est capital pour la considération que le mental peut avoir de Dieu. De ce point de vue, il n'est pas possible de croire en un bannissement de l'homme par Dieu, Pas plus qu'en la punition Divine et encore moins aux foudres de Dieu. C'est l'ego lui-même qui s'éloigne de Dieu et qui se fait du mal tout seul…
 
 
Les moyens pour parvenir à l'éveil.   
 
            … Je suis à présent convaincu que la vie n'est pas une fatalité. Quel que soit l'héritage qui nous est donné au départ et quelle que soit la situation dans laquelle nous nous trouvions, il est toujours possible d'influencer le cours des choses. Aussi minime soit notre influence, il faut absolument la maintenir. Si vous bougez d'un petit degré le fut d'un canon, le projectile n'atteindra pas la même cible un peu plus loin. Si nous ne voyons pas immédiatement le fruit de nos efforts, nous les verrons un peu plus loin. Rien ne se perd. La plus petite chose a une influence.
            Nous sommes dans cette vie comme un voyageur qui suit le cours d'une rivière sur une barque. Nous pouvons dormir dans cette barque et attendre que le courant nous emporte. Advienne que pourra. C'est l'attitude de bon nombre de gens qui sont noyés dans les énergies de plomb. Ils dorment en permanence. Ils se réveilleront un jour. Ceux qui sont éveillés ont la possibilité de manœuvrer la barque avec plus ou moins d'efficacité. Le skipper est le sujet, la conscience. Le gouvernail est sous la dépendance de la vigilance, de la discrimination et du discernement. Le cap est choisi en fonction des intentions, des désirs, du Désir. Les énergies pour manœuvrer les rames sont la volonté, la détermination, la ténacité, la persévérance, le courage, sous l'influence de l'ego et de l'Être. La route sera donc choisie en fonction de tous ces paramètres. En fonction de l'endroit où vous vous trouvez sur la rivière de la vie, vous ne vivrez pas la même chose. N'hésitez pas à vous imaginer cette rivière et tout ce qui peut arriver, les eaux tranquilles, les rapides, les rochers, les sables affleurant. Depuis le bateau, vous apercevez les rives avec des mouillages sympathiques sur lesquels vous auriez peut-être envie d'accoster pour prendre un peu de repos. Quand vous voudrez repartir dans le courant, vous vous rendrez compte qu'une amarre reste attachée au rivage et que vous ne pouvez pas la couper. Faites attention aux sirènes. Ulysse s'était fait attacher au mat de son bateau pour être sûr de ne pas aller vers elles. Il savait qu'il ne résisterait pas à la beauté de leur chant. Si vous avez de l'imagination, toute la nature peut vous montrer comment vit l'homme et qui il est. Le monde entier est l'humain.
            Pour suivre et orienter votre route, vous disposez des cartes qui sont les expériences de ceux qui sont passés avant vous. Mais ces cartes ont été bien souvent transmises de génération en génération, elles ont été recopiées et bien des gens y ont ajouté leurs fantasmes et ont modifié les itinéraires…